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CANTON DES DEUX SEVI

Canton des Deux-Sevi

Deux-Sevi (Les) (Dui Sevi)

canton de Corse-du-Sud dans l'arrondissement d'Ajaccio, chef-lieu Piana; 2 500 hab., 9 communes, 39 679 ha. L'ancien canton de Piana ajouté à celui d'Evisa forment un vaste triangle, appuyé sur le col de Vergio et la commune d'Evisa à l'est et ouvert sur la mer à l'ouest, où il englobe tout le golfe de Porto et les indentations de Cargèse. Il a été formé en 1973; on avait déjà distingué, entre 1790 et 1824, un Sevi in Dentru (ou Sevindentro, de l'intérieur), en fait et paradoxalement celui de Piana, et un Sevi in Fora (ou Sevinfuori, du dehors), celui d'Evisa.


Piana

430 hab., 6 263 ha dont 1 907 de bois, chef-lieu du canton des Deux-Sevi en Corse-du-Sud, 71 km au nord d'Ajaccio. Le village est en hauteur, à 450 m. Il dispose au nord de la petite marine de Ficajola sur le golfe de Porto, accessible par une route de 4 km et qui a une plage et quelques pêcheurs. À l'ouest, il propose la plage de sable d'Arone, très fréquentée mais au bout d'une route étroite de 11 km. Le finage, étendu, occupe tout le rivage méridional du golfe de Porto, qui se termine en pointe par la presqu'île du cap Rouge (capu Rossu), que surmonte la tour gênoise de Turghiu. Au sud, la commune dispose encore de quatre anses (dont Palu, Arone et Topiti), séparées par des pointes vigoureuses (l'Ancisa, Tuselli). Le point culminant est à l'est, à la tête de Veau (capu di u Vitellu), à 1 330 m. Le village lui-même est de granite gris; il organise en avril une foire au brocciu. Il est l'un des deux seuls de Corse à être classés dans les «plus beaux villages de France», avec Sant'Antonino; mais il le doit certainement en partie à la réputation des calanques (calanche) de Piana, au NE du bourg; il ne s'agit point là de calanques au sens méditerranéen habituel, mais d'un spectaculaire ensemble de pinacles rocheux, rouges et aux formes contournées, taillés par l'érosion dans le granite; le site est classé dans le patrimoine mondial de l'Unesco.


Cargèse (Carghjese)

1 000 hab. (Cargésiens), 4 599 ha dont 2 154 de bois, commune de Corse-du-Sud dans le canton des Deux-Sevi, à 20 km au SSO de Piana. La bourgade occupe un promontoire rocheux à l'extrémité nord-occidentale du golfe de Sagone, et étale ses maisons jusqu'au rivage de sa marina. Son histoire originale est célèbre dans l'île: il a été le lieu de fixation d'une colonie de Grecs orthodoxes du Péloponnèse, environ 730 personnes qui fuyaient les Turcs; après de nombreuses tergiversations des autorités religieuses et politiques, ils ont fini par être accueillis en 1676 dans les villages de la petite piève voisine de Paomia où ils ont peuplé plusieurs hameaux, avant de choisir finalement le site de Cargèse. La contrée ne les a pas très bien accueillis, au point qu'ils ont dû partir vers Ajaccio en 1732, jusqu'à ce que l'insistance du comte de Marbeuf aboutisse à une refondation de la colonie à Cargèse en 1774. Les Grecs formaient alors un peu plus de 100 familles, qui ont été à nouveau attaquées en 1793.

C'est un passé déjà lointain, et depuis les habitants se sont un peu mêlés, ou au moins juxtaposés: Cargèse est un point d'attraction touristique, et un même prêtre fait le service de l'église orthodoxe et de l'église catholique qui coexistent au village. Un port de plaisance a été aménagé, la route d'Ajaccio à Porto (D 81) passe par Cargèse. Un village du Club Méditerranée a été installé sur 13 ha. Cargèse héberge aussi un Institut d'études scientifiques.

La commune incorpore au sud-est l'ancienne piève de Paomia, qui compte deux hameaux en hauteur, Rondulinu et Pancone, et la grotte de Molendinu sur le rivage près de la pointe des Moines et de Portu Monachi; un village de vacances occupe le fond d'une belle anse à l'est de la marina de Cargèse. Trois presqu'île avancent en mer sur la côte occidentale: la pointe de Cargèse même, au sud; au-delà du petit mais profond golfe de Peru, la pointe d'Omigna, qui porte une ancienne tour gênoise et abrite une réserve naturelle du Conservatoire du littoral sur 76 ha; puis, au-delà du golfe de Chiuni, au fond duquel se tient le village du Club Méditerranée, la pointe et la tour d'Orchinu. Le finage de Cargèse atteint à l'est 696 m au capu di Bagliu.


Cristinacce

50 hab., 2 045 ha dont 832 de bois, commune de Corse-du-Sud à l'extrémité orientale du canton des Deux-Sevi, 6 km au SE d'Evisa à 835 m dans la vallée de la Tavulella, l'une des têtes de la rivière de Porto, dont les bas versants sont boisés. Elle atteint 1 790 m à l'est, à la limite départementale; au SO, la D 70 franchit la crête au col de Sevi (1 101 m) en direction de Vico.


Evisa

200 hab. (Avisiens), 6 728 ha dont 3 919 de bois, commune de Corse-du-Sud dans l'est du canton des Deux-Sevi, 35 km à l'est de Piana au-dessus de la rivière de Porto. La commune, qui fut chef-lieu de canton de 1790 à 1973, atteint la limite départementale et la grande crête de Corse, dont le point culminant est ici la punta di Cricche à 2 057 m; la route D 84 franchit la crête au col de Vergio (Vergiu), à 1 484 m, désenclavant ainsi le Niolo. Evisa, à 850 m, est un lieu de villégiature et de visite recherché, en raison de son environnement. Elle s'entoure de châtaigniers et propose un «sentier d'interprétation de la châtaigneraie».

La rivière d'Aïtone est profondément encaissée, et s'enfonce en aval dans les gorges de Spelunca, dont l'entrée s'orne du pont gênois de Zaglia; en amont, elle dévale en cascades au ras de la forêt d'Aïtone. Celle-ci, dont le nom viendrait du sapin (latin abies), s'étend sur 2 000 ha entre 800 et 1 700 m. C'est l'une des plus belles de Corse, riche en pins laricio, hêtres et sapins. Elle a fourni des bois de marine aux Gênois qui, au 18e s. avaient aménagé pour leur exportation une route jusqu'à Sagone; un village de vacances y a été installé en 1974 sous le nom de Paesolu d'Aïtone, où 60 bungalows sont gérés (difficilement) par le Parc. La partie septentrionale de la commune, très accidentée, porte les forêts de Lindinosa et de la Lonca, et offre une série de sentiers balisés par les cols de Saltu (1 391 m) et de Cuccavera (1 475), d'où les vues sont très étendues.


Marignana

100 hab., 5 509 ha dont 2 974 de bois, commune de Corse-du-Sud dans le canton des Deux-Sevi à 6 km au sud d'Evisa, à 750 m. Très allongé vers le SO, le finage avance sur 17 km jusqu'au sud de Piana, le long de la limite cantonale, parcouru par le GR Monti a Mare Nord; il monte au NO à 1 330 m à la tête de Veau (capo di u Vitellu) et se trouve à moitié dans le Parc régional.


Osani

90 hab., 5 153 ha dont 4 158 de bois, commune de Corse-du-Sud dans le canton des Deux-Sevi, tout à l'ouest sur la côte du golfe de Porto, 35 km au nord de Piana. Elle a été créée en 1864 à partir d'Ota et Evisa. Bornée au nord par la limite départementale, elle englobe à l'ouest toute la réserve naturelle très protégée de Scandola. Le reste de la côte, très découpée, oppose le golfe de Girolata, lui-même vaste anfractuosité du golfe de Porto, au puissant promontoire du mont Seninu (619 m) dont la forme en pyramide, les roches de porphyres rouges et les falaises font l'un des grands sites de Corse.

Girolata est un hameau balnéaire avec port de plaisance et fortin gênois, inaccessible par la route mais très fréquenté par les bateaux. Un peu à l'est, la petite crique de Tuara est également fréquentée. Une réserve naturelle du Conservatoire du littoral (91 ha) est partagée avec Partinello. Le village d'Osani proprement dit est perché au-dessus du golfe et dans un ensellement au nord du monte Seninu, par où passe la route d'Ajaccio à Calvi (D 81). Au SE de la commune, le littoral septentrional du golfe de Porto dessine trois petites anses; celle de Gratelle, accessible depuis Osani, sert de marine au village. Un autre hameau, Curzu, est juché près de la route à l'extrémité oientale de la commune. L'altitude maximale du territoire communal est de 927 m (punta Salisei), au NE sur la limite départementale. Une mine de charbon a été exploitée sans grand succès tout près du village d'Osani.


Ota

450 hab., 3 816 ha, commune de Corse-du-Sud dans le canton des Deux-Sevi, 16 km ENE de Piana. Elle a pour axe la vallée de la rivière de Porto et détient son embouchure, site de Porto. Le village d'Ota est perché à 340 m à l'intérieur, au-dessus de la rive droite de la rivière. À l'extrémité orientale commencent les gorges de Spelunca. Les sommets environnants dépassent partout 1 000 m, atteignant 1 294 m au capu d'Ortu, au SO vers Piana (panorama sur les calanchi de Piana, escalade), et 1 330 m au capu di u Vitellu («tête de Veau»), non loin. Porto est évidemment le lieu le plus connu de la commune, éclipsant le vieux village: l'ancienne marine est devenue une station balnéaire très fréquentée en été, accueillante à la navigation de plaisance bien qu'elle n'offre qu'un simple mouillage, avec hôtels, centre de plongée et aquarium; tour classée de 1549, excursions en bateau vers Girolata et Scandola. Les environs portent de nombreux eucalyptus.


Partinello (Partinellu)

90 hab. (101 en 2005), 1 866 ha dont 364 de bois, commune de Corse-du-Sud dans le canton des Deux-Sevi, 25 km au NNE de Piana sur la D 81. Elle a été créée en 1864 à partir d'Ota et Evisa. Son territoire englobe la partie NE du rivage du golfe de Porto, quasi désert à l'exception des deux minuscules plages de galets de Caspiu et de Busaglia, toutes deux aux limites de la commune et accessibles par de petites routes; au nord, le finage atteint la limite départementale au capu Manganellu (1 023 m) et s'orne d'anciennes bergeries. Le village a deux épiceries et trois restaurants. Il partage la réserve naturelle du Conservatoire du littoral de Caspiu (91 ha) avec Osani.


Serriera (Sarrera)

110 hab., 3 700 ha dont 2 529 de bois, commune de Corse-du-Sud dans le canton des Deux-Sevi, 19 km NNE de Piana. Elle a été créée en 1864 à partir d'Ota et Evisa. Son territoire ne touche à la mer que sur 500 m au fond du golfe de Porto (plage de Bussaglia), mais s'étale en montagne jusqu'au capo a u Celu (1 586 m).

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