OZANI ET SES MINES PETIT HISTORIQUR

 

MINES D'OSANI (1889-1921)

Commune d'Osani, département de Haute-Corse, mines à ciel ouvert et en galeries de charbon (anthracite), (1889-1921).

Localisation :

- Carte IGN 1/25000 Porto Calanques de Piana 4150 0T.

- Lieux-dits Cardella ; Sperone ; Murato.

Historique :

Le Docteur Agostini, associé à Messieurs Filippi, Ponte et Rousseau effectuent des travaux de recherche dans les années 1840 et 1850. Ils renoncent rapidement.

  PETIT HISTORIQUE MINES OSANI
http://scripophilie.corse.free.fr/histo/osani.html

 

 

A la fin des années 1850 et au début des années 1860, plusieurs ingénieurs des mines prospectent le site et confirment l’intérêt du gisement d’Osani. En 1860 des industriels marseillais (messieurs Gazan et Chatelain), puis en 1862 messieurs Ponte, Filippi et Rousseau demandent des concessions, mais elles sont rejetées pour insuffisance de travaux.

En 1881 puis en 1883 messieurs Bellisen et Rey effectuent respectivement des travaux de recherches sans plus de résultats. En 1887, la Société Perrier réalise des travaux encourageants aux lieux-dits Cardella et Murato. Joseph-Antoine Perrier, armateur marseillais, obtient la concession en 1889. Puis plus rien n’est réalisé jusqu’en 1898, année où Louis Philippe, ingénieur civil de Marseille, obtient la concession et crée la Société Anonyme des Charbonnages de la Corse. En 1899 le maire de Marignana, Toto Versini, demande l’autorisation de faire des travaux de recherches sur des terrains communaux d’Osani : une de ses lettres (A.D. C.d.S. 8S 40, du 16 juillet 1899) nous apprend que le conseil municipal était prêt à lui accorder les autorisations nécessaires lorsqu’en pleine séance intervint l’ingénieur Cunningham (déjà cité dans les mines de Frangone, et Cardo), représentant une société d’études qui obtient l’autorisation après avoir offert une somme de 600 francs à la commune…

En 1900 la concession est cédée par Perrier et devient la propriété de la Société Anonyme des Transports et Chemin de fer du Centre, administré par Campenon. Durant l’année 1901, une trentaine d’ouvriers travaillent, plusieurs dizaines de tonnes de minerai sont extraits, en 1903, 200 tonnes.

Isolée des grands ports de l’île et éloignée des centres de consommation locaux, la voie maritime est mise en valeur avec l’aménagement d’un port et un transporteur aérien pour le chargement en charbon des navires, mais celui-ci, endommagé par une forte tempête, s’effondre en mer le 9 décembre 1907, le jour de son inauguration…

En 1904 la concession est cédée à la Société Anonyme Française des Charbonnages d’Osani. En 1905 la production se serait élevée à 1 000 tonnes, avec une centaine d’ouvriers.

La mine est abandonnée en 1907, puis suscite un regain d’intérêt durant la période de pénurie de la première guerre mondiale de la part de la Marine Française et des Chemins de Fer de la Corse, qui considèrent le charbon d’Osani comme étant de très mauvaise qualité et même dangereux pour le fonctionnement des chaudières.

En 1918, Paul Marini, liquidateur de la Société Anonyme Française des Charbonnages d’Osani, vante au Préfet de Corse la qualité des 1 400 tonnes de charbon restées sur place, à la mine, qu’en bon patriote français, et en ces temps de guerre, il est prêt à céder à la Nation pour une somme tout à fait modique…

En 1920, la Société Nouvelle des Charbonnages de la Corse dirigée par Louis Philippe reprend les travaux qui sont arrêtés en 1921. La concession est renoncée en 1974.

Description:

Le terrain houiller d’Osani occupe la base de la presqu’île du même nom, principalement au Sud, dans un espace triangulaire compris entre Bocca Croce au Nord, le golfe de Lignaggia au Sud-Ouest, et la baie de Gradella au Sud/Est.

vous C’est dans les années 1840 que s’effectue le percement du puits de Sperane (d’après l’ingénieur des mines Nentien), d’une longueur de quarante mètres, ayant recoupé une couche d’anthracite d’une puissance d’un mètre.

A Cardella, à une centaine de mètres au Sud du village d’Osani, on retrouve une série de travaux de recherches effectués en 1887, échelonnés le long du coteau, sous forme de puits et de galeries.

C’est aussi en 1887 que sont entrepris les travaux de Murato, constitués d’une galerie et d’un puits.

Des recherches sont entreprises au bord de la baie de Lignaggia, au Sud/Ouest de Murato, au Nord du col de Bocca Croce , sur le versant du golfe de Girolata.

( Merci à Pierre-Jean Campothiers.)

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