piana "notre grand et petit village "

Piana, notre « grand et petit village »
    • Parution : 17-06-2013

    • Auteur : Boni Baracucca

    • ISBN : 978-2-312-01073-1

    • Format : 150x230 mm

    • Nombre de pages : 336,

    • Série / Collection : Les Editions du Net

Piana, notre « grand et petit village »
Boni Baracucca

Resumé

Ce livre raconte un cheminement. D’abord ma rencontre avec Piana : un éblouissement qui m’a donné à moi, femme immigrée, le désir immédiat d’y faire pousser une racine. « Racine, au sens où l’écrit Khalil Gibran, cette fleur tournée vers la terre et qui néglige la gloire ».
Cela s’est poursuivi, avec les habitants de Piana et surtout les anciens, par un apprivoisement réciproque. J’ai commencé à écouter leurs vécus respectifs et eux même ne demandaient qu’à raconter. Je me suis mise à enregistrer leurs récits. C’est ainsi que le livre des anciens a pris naissance dans ma tête.
Puis arriva cette histoire de pierre sarrasine apprise de la bouche d’un ancien: elle fut trouvée dans sa boutique, au cœur du village, puis hélas perdue sans doute intégrée à la construction d’un muret. Cela m’a donné le goût d’aller chercher dans les livres et les Archives tout ce qui pouvait concerner Piana. Ce ne fut pas tâche facile eu égard à la petite taille du village, surtout que je ne suis pas historienne. Je restais entre histoire et mémoire : il me fut difficile de distinguer l’histoire locale de l’histoire générale de l’île, d’où le survol inévitable mais bref des différentes occupations, à l’affût du moindre détail sur Piana.
Enfin mon chemin s’est poursuivi par une question lancinante que je me suis toujours posée depuis que je vis dans l’île, question à laquelle les anciens ont bien voulu répondre : « qu’est ce que l’être corse ? » L’intérêt est dans la question, somme toute universelle, celle de l’identité que tout être ou tout peuple se posent à des moments critiques de leurs histoires. Question à laquelle je ne prétends pas avoir donné de réponse, mais simplement livré mon ressenti : celui de quelqu’un qui vient de « l’autre côté ». Mais après tant d’années vécues et partagées avec les gens de l’île, suis je restée vraiment de l’autre côté ? A quel moment on cesse de l’être pour aborder la même rive ensemble ?

Auteur

L'auteure est née dans le sud (en Algérie) ; a eu une enfance dans la guerre, puis a émigré dans le nord, précisément dans le giron de la puissance coloniale qui a tant fait souffrir les siens. Il a fallu une adoption réciproque entre son pays d’accueil (la France) et elle-même ; ce fut une adoption réussie, même si elle ne s’est pas passée sans douleur. Puis du continent, elle a connu l’île, voilà déjà presque un demi-siècle ; elle y a vécu assez longtemps pour faire éclore en elle une petite racine associée à un sentiment de multi-appartenance, ce qui l’a amenée à créer et diriger une Association au joli nom « La maison de toutes les couleurs », laquelle offre un accueil et des soins aux enfants de familles déplacées et/ou immigrées dans un cadre qui respecte leur langue et leur culture d’origine.

On l’aura compris, les problèmes d’identité et d’appartenance la passionnent, d’où son choix professionnel d’être soignante : pédiatre d’abord, puis pédopsychiatre et psychothérapeute, sûrement pour guérir son enfance maltraitée par la violence coloniale et pour soigner les sens, ainsi que d’autres enfances plus lointaines. Outre de nombreux articles dans diverses revues (Les temps Modernes, Dialogue, Migration santé, etc), elle a publié  plusieurs livres dont le sujet fut toujours en lien avec son activité professionnelle :

Les couleurs du silence : le mutisme des enfants de migrants, paru chez Calmann-Levy.

Différence culturelle et souffrance de l’identité, livre collectif paru chez Dunod, dans lequel j’ai publié : « L’entre-deux : une métaphore pour penser la différence ».

Adoption et cultures : de la filiation à l’affiliation, paru chez l’Harmattan.

Livres de contes algériens trilingues (Français, Arabe, Berbère), parus au Temps des Cerises.

Dans le présent ouvrage, elle a voulu au départ simplement témoigner de son attachement à la Corse et au village de Piana, si petit et si beau, pour raconter son histoire. Petit à petit, elle a découvert, amusée, ce qu’on appelle « les arborescences de la mémoire » (ou ses méandres) lesquelles l’ont menée d’un lieu à un autre (de l’Algérie à la Corse), d’un temps à un autre (de mon enfance algérienne à mon ici et maintenant corse). C’est en écrivant sur Piana et son histoire, sur ses gens qui maintenant me sont devenus proches, comme une petite famille, qu’elle s’est rendu compte qu’elle écrivait aussi sur elle-même. « Nous ne connaitrons des autres que ce qui grâce à eux, devient ou redevient vivant en nous. Nous sommes poreux, perméables et donc attentifs aux rumeurs du monde qui vont réveiller de vieilles rumeurs en nous. » Et de nouveau se sont imposées à elle les interrogations sur l’identité et l’appartenance. Elle a osé le questionnement : que signifie cet « être corse » si souvent invoqué ?

Ce livre sera en vente a piana a partir du 27 juin 2013 au prix de 19,50

il peut etre envoyer par la poste a toute demande adressee a salimapour@aol.com

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