Régionales en Corse : les clés pour comprendre

 

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Corse

Un « système » otage du clanisme

Bien qu’en délicatesse avec la justice, le président de l’exécutif sortant, Paul Giacobbi (PRG), part favori.

Ariane Chemin

Il est candidat à sa propre succession à la tête de la région, mais il avance avec des gardes du corps bronzés aux airs de surfeurs américains : l’un d’entre eux a même remporté une médaille olympique. Il gagne son bureau du troisième étage de l’hôtel de région, à Ajaccio, par une porte dérobée, le quitte dans la grosse Peugeot qui le ramène sous protection chez lui, dans son village de Venaco, près de Corte. Paul Giacobbi, le patron de ce mini-gouvernement de la collectivité territoriale de Corse (CTC) qu’on appelle « conseil exécutif », est un homme aussi protégé qu’une figure du grand banditisme ou un président des Etats-Unis.

« Le ministère de l’intérieur y tient, soupire M. Giacobbi. Je sais bien que ce n’est pas tellement le genre de la maison. » C’est le genre de l’époque, d’une Corse où les voyous ont remplacé les cagoules et les clandestins. Le 23 mars 2014, Jean Leccia, directeur des services au conseil général de Haute-Corse, présidé par Giacobbi de 1998 à 2010, a été assassiné dans sa voiture. C’était un soir d’élection municipale, Jean Leccia avait joué le dimanche entier les assesseurs dans la mairie d’un village du Fiumorbo, où sa fille était candidate, et rentrait chez lui à Bastia. Sur la route, un commando de tueurs a doublé la voiture du haut fonctionnaire et l’a mitraillée d’une rafale de 308 Winchester, l’équivalent du 7.62, un calibre prisé par les snipers. Paul Giacobbi a fait respecter une minute de silence dans l’hémicycle de l’Assemblée de Corse et prononcé lui-même l’éloge funèbre de son ami dans l’église de San-Gavino : il s’en voulait de l’avoir « exposé au danger » dans une île « malade de la violence, de l’envie, de la cupidité ».

Trois ans plus tôt, Dominique Domarchi avait aussi été exécuté au fusil de chasse. Un ami d’enfance et un parent de Paul Giacobbi, son bras gauche à l’Assemblée de Corse, où il venait d’investir le grand bureau mitoyen de celui du président pour gérer les subventions aux communes et aux associations. Maire d’un ­petit village de montagne proche de Cervione, en Haute-Corse, cet homme taiseux et bourru revenait du dépouillement du premier tour des cantonales de mars 2011 – encore une nuit d’élection. « Ici, on sait qu’on tue toujours pour de l’argent », souffle un radical de gauche. Au pôle économique et financier de Bastia, on explique que la pression sur les marchés publics de l’île n’a ­jamais été aussi grande.

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Collectivité Territoriale de Corse
Christophe Caudroy pour "Le Monde"

Seul président sortant parmi tous les candidats aux élections ­régionales françaises, Paul Giacobbi part au combat après une mise en examen, avec 16 autres personnes, pour « détournement de fonds publics  » dans un dossier qui empoisonne le conseil général de Haute-Corse : l’affaire des gîtes ruraux. Un programme de subventions pour des locations touristiques en Corse, où il est apparu que des proches du président Giacobbi avaient ou allaient utiliser les fonds alloués à d’autres fins que celles qui étaient prévues. C’est le cas pour le fils de Dominique Domarchi, l’ami assassiné en 2011, ou pour la piscine de la nièce de « Mimi » Viola, autre ami et conseiller intime du président. ­Domarchi, Viola  : parmi les rares à pouvoir entrer dans le bureau de Giacobbi sans frapper.

Paul Giacobbi a expliqué aux juges de Bastia qu’il ne savait rien et n’avait rien signé, et reste le favori du scrutin qui s’annonce. Un scrutin qui ne ressemble pas tout à fait aux douze autres organisés en France. Les élections des 6 et 13 décembre ne se nomment pas « régionales », mais « territoriales ». Depuis les lois successives de décentralisation, celle de Pierre Joxe en 1992, puis celle de 2002 (le « processus Matignon » de Lionel Jospin), la Corse détient ainsi les prérogatives d’ordinaire dévolues au département, comme par exemple la gestion des collèges.

Autre différence  : en Corse, les électeurs voteront à nouveau dans deux ans. Le 1er janvier 2018 sera en effet installée une collectivité unique qui consacrera la fusion de la collectivité territoriale de Corse avec les deux départements, voués à disparaître du même coup : un dispositif dont Nicolas Sarkozy avait rêvé (il l’avait en vain proposé par référendum, en 2003), mais qu’autorise un article de la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République), votée à Paris en juillet. Autant dire que le futur président du conseil exécutif deviendra une sorte de « président de la Corse » – un« roi » insulaire, comme le dit le communiste Dominique Bucchini, président d’une Assemblée territoriale aux fonctions essentiellement honorifiques, et l’une des douze têtes de liste du futur scrutin.

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Ajaccio vu d'avion. La question du tourisme reste cruciale en Corse et est pointée du doigt notamment à travers le problème des transports pour les élections régionales.
Julien Mignot pour "Le Monde"

 « Ethique », mot nouveau dans les campagnes électorales corses

Aucun des adversaires de Paul Giacobbi n’évoque ses ennuis judiciaires. A peine si certains invoquent, comme Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio et tête de liste divers gauche, un ­besoin d’« éthique » – mot nouveau dans les campagnes électorales corses. Paul Giacobbi, énarque bilingue et passionné de Proust, leur oppose son bilan,« le plus remarquable de toutes les mandatures depuis 1982 », insiste-t-il. « On a enfin voté un schéma d’aménagement de la Corse [appelé Padduc], document d’urbanisme qui met l’accent sur la préservation des terres agricoles et le respect de la loi littoral, on a renégocié l’emprunt toxique, on a réglé les grandes questions sur la collectivité unique, et abordé les thèmes identitaires comme la co-officialité de la langue. Je note d’ailleurs que les attentats ont cessé… » Le dossier de la reprise de la SNCM, la compagnie maritime publique aujourd’hui placée sous la protection du tribunal de commerce, se règle à Marseille et à Matignon. Quant aux problèmes des déchets (les décharges publiques, notamment celle de Tallone, se sont retrouvées saturées à la fin de l’été), Paul Giacobbi rappelle que « le plan a été voté à une large majorité », et regrette un couac dans les prévisions.

Même le Front national n’est pas un enjeu comme dans tant d’autres régions. S’il a parfois réuni plus de 30 % des voix dans certains cantons ruraux, en 2014, le parti d’extrême droite ne compte aucun élu. L’électorat corse se divise depuis dix ans en trois tiers quasi égaux : la droite, la gauche et les nationalistes. Comme souvent depuis 1992, où ils avaient totalisé plus du quart des voix, ces derniers pourraient – sur le papier du moins – arriver en tête du scrutin. « L’enjeu central, il n’y en a qu’un : pour la première fois dans l’histoire de la Corse contemporaine, une alternative existe avec pour force motrice les nationalistes », assure Gilles Simeoni dans cette mairie de Bastia qu’il a raflée en 2014, faisant d’elle la seule ville française de 45 000 habitants jamais détenue par des nationalistes.

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Thomas, skipper à Porto (Corse-du-Sud) : "Je n'irai pas voter. Les élections régionales ne sont pas primordiales pour moi."
Julien Mignot pour "Le Monde"

A côté de l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni, ex-interlocuteur de Lionel Jospin lors du « processus de Matignon », Gilles Simeoni, ancien avocat d’Yvan Colonna et fils d’Edmond, l’une des figures d’Aléria [en août 1975, un commando y occupe une cave viticole. Cet acte marque la naissance du nationalisme insulaire], a pris la tête d’une liste des nationalistes modérés et fait de la lutte contre le « système », comme il appelle le « clan », une priorité. Le « système », le maître mot de son programme. Dans son viseur, évidemment, Paul Giacobbi – fils de son père, François, sénateur et président du conseil général, et petit-fils de Paul, député de Corse. Paul Giacobbi qu’il a pourtant soutenu et ménagé à l’Assemblée de Corse pendant toute la mandature, quand le président de l’exécutif ­bataillait sur des thèmes chers aux nationalistes, comme la langue corse.

Les seuls enjeux semblent arithmétiques. ­Jamais peut-être n’a-t-on décortiqué les listes concurrentes avec tant d’ardeur qu’en ce début du mois de novembre. A droite d’abord, où la situation est peu banale : nouvelle exception corse, deux listes portent les couleurs des Républicains. La première, conduite par le député de Corse-du-Sud Camille de Rocca-Serra, ex-RPR, ex-UMP et Républicains, dévoilée le 31 octobre, n’a pas reçu l’investiture de Paris. Le sceau « Républicain » est allé à celle conduite par l’ancien ministre UDF José Rossi, où figure le jeune député et maire d’Ajaccio ­Laurent Marcangeli. Un imbroglio qu’a tenté de régler cet été Nicolas Sarkozy. « Au fond, c’est un peu comme des primaires », assure José Rossi, qui a quitté la scène politique en 2006, comme pour minimiser cette guerre fratricide née il y a un an lors d’un putsch au conseil général de Corse-du-Sud. Conduisant « Camille », lui-même fils et petit-fils, à faire dissidence.

« José a peut-être deux députés, mais il n’y a que des conseillers municipaux ajacciens ou presque sur la liste », persiflent les giacobbistes en y cherchant en vain les gros « porteurs de voix ». Les porteurs de voix, un mot usuel dans le monde de la politique corse, une expression qui doit au clanisme insulaire. Le porteur de voix, c’est l’élu, maire ou conseiller général, qui draine sur son nom personnel des centaines de suffrages, et fait voter religieusement pour telle ou telle chapelle, plus ou moins discrètement.

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Julien Mignot pour "Le Monde"

Savoir rendre la monnaie

José Galletti n’y est pas allé par quatre chemins. Toute la Corse a pouffé, lundi 26 octobre, en lisant le tract savoureux que ce maire (divers droite) du village de Lucciana, près de Bastia, a fait distribuer à ses amis, administrés et électeurs, afin de les appeler à voter pour le radical de gauche « Giacobbi ». «  De l’avenir de la commune de Lucciana au devoir de reconnaissance », titre le tract. Monsieur le maire y explique que lorsqu’« on nous fait l’honneur d’accepter une élue de la majorité municipale à un rang exceptionnel sur une liste d’ouverture » il faut savoir rendre la monnaie. « Le débat d’idées demeure à d’autres échelons électoraux et reprendra ses droits en 2017 »,promet-il noir sur blanc. Le maire omet seulement de préciser que « l’élue » en question, à la 6place, n’est autre que sa propre fille, âgée de 42 ans.

L’étiquette en Corse a souvent peu d’importance. La liste de Paul Giacobbi compte beaucoup de maires de droite. « On y trouve 34 “porteurs de voix”, dont 19 maires de grosses communes, siffle, admirative, cette experte bastiaise. Je veux dire plutôt 19 apparents, car celui de Lucciana, par exemple, se cache derrière sa fille. Sur la liste de Giacobbi, on trouve aussi Marie-France Bartoli, la fille de Jackie Bartoli, ex-communiste, maire d’Isolaccio-di-Fiumorbo. Autant dire que la plaine orientale lui est presque acquise. » Voilà comment, avec passion exégétique et subtilités minutieuses, on parle de politique en Corse.

« Tombula » : un carton plein, en langage électoral corse

L’experte est intarissable sur la tactique de l’orfèvre, malgré le désarroi de l’interlocuteur venu du continent. « A L’Ile-Rousse, le maire divers droite ne se présente pas  : il renvoie la balle à Giacobbi, qui l’avait soutenu aux dernières municipales contre le socialiste Hyacinthe Mattei. Il a même placé une des conseillères municipales de Giacobbi sur sa liste. Idem à Corte, le maire de droite est absent du scrutin pour la première fois depuis des lustres : un signal pour les électeurs, Corte votera Giacobbi, comme la Balagne, le Cortenais, le Cap… Giacobbi est un peu faible à Ajaccio et à Bastia, mais il fait “tombula” sur le rural » : un carton plein, en langage électoral corse.

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Baptiste Bernardi, retraité, à Ajaccio : "La collectivité unique, prévue en 2018, risque d’entraîner des dysfonctionnements car il n’y aura pas de majorité. Mais j'irai voter."
Christophe Caudroy pour "Le Monde"
 
 

D’ordinaire, on ne connaît pas les grands horlogers de ces listes pesées au trébuchet. C’était compter sans un outsider de la campagne nommé Henri Malosse, l’ex-président du Comité économique et social européen, « le 5personnage de l’Europe », comme il se définit lui-même. Un des indésirables de la« liste noire » de Poutine, mais un inconnu sur l’île jusqu’en 2014, où il est venu expliquer à un colloque qu’il était de l’île « corse par [sa] mère ». Ayant soutenu à Bruxelles Paul Giacobbi sur le « statut de résident », qui accorde un privilège foncier aux Corses, il avait claironné sa présence en bonne position sur la future liste du président sortant. Mais découvert début octobre qu’il était relégué un peu loin par « un certain monsieur Viola », trop lucide sur le faible nombre de voix que cet exilé pouvait apporter à son champion.

Un « certain Mimi Viola » !

Un « certain Mimi Viola » ! La saillie a lancé la campagne. Jamais le nom et le rôle de « Mimi » n’avaient été exposés aussi publiquement, sur France 3 et dans « le » Corse-Matin. Mimi Viola, mis en examen dans une affaire des marchés des affaires sanitaires et sociales. Mimi Viola, autrefois proche du gang de La Brise de Mer. Mimi Viola, un de ces noms qu’on oublie de prononcer trop haut dans les campagnes électorales, même si on en cause sotto voce au comptoir : la sœur du sénateur Jean-Jacques ­Panunzi, candidate sur la liste de Camille de Rocca-Serra et employée du dernier nabab corse en Afrique, Michel Tomi ; l’ombre des Francisci, dynastie des jeux à Paris, derrière la liste de José Rossi… Ou encore Balthazar Federici, candidat en treizième position sur la liste de Paul Giacobbi, et frère d’Ange-Toussaint, ­condamné à trente ans de prison pour la tuerie du bar des Marronniers, en 2006, à Marseille. Mais tout ça, paraît-il, « ne change rien aux élections » et ne bouleverse pas le jeu politique.

Têtes de liste

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Paul Giacobbi
(Radicaux de gauche)

Né le 4 juin 1957 à Courbevoie (Hauts-­de-Seine), il est le président du Conseil ­exécutif de Corse depuis mars 2010. Issu d’une famille radicale-socialiste qui pèse depuis un siècle et marié à une Indienne, il est député de la deuxième circonscription de Haute-Corse depuis 2002. Sa présidence du conseil général de Haute-Corse entre 1998 et 2010 lui vaut aujourd’hui des ennuis judiciaires.

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José Rossi
(Les Républicains)

Né le 18 juin 1944 à Ajaccio, cet ancien ­ministre de l’industrie d’Edouard ­Balladur a été de tous les statuts et ­avancées ­institutionnelles de la Corse. ­Député de Corse-du-Sud (entre 1988 et 2002), président du département ­(entre 1985 et 1998) et enfin patron de l’Assemblée de Corse ­entre 1998 et 2004, il était depuis neuf ans­absent de la scène ­politique insulaire.

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Camille de Rocca-Serra
(divers droite)

Né le 21 mai 1954 à Porto-Vecchio, ­en Corse-du-Sud, Camille est le fils de Jean-Paul de Rocca-Serra, dit « le Renard ­argenté ». Député LR de la 2ᵉ circons­cription de la Corse-du-Sud depuis 2002, ex-président de l’Assemblée de Corse (2004-2010), c’était un proche de Nicolas Sarkozy. Sa liste n’a pas reçu l’agrément des Républicains pour cette élection territoriale, faisant de la Corse la seule ­région où ce parti part divisé au premier tour.

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Gilles Simeon
(nationalistes)

Né le 20 avril 1967 à Bastia, il est le fils d’Edmond Simeoni, héros d’Aléria et des autonomistes corses au milieu des années 1970. Avocat au barreau de Bastia, il a défendu Yvan Colonna, ­condamné à la réclusion à perpétuité pour l’assassinat, en 1998, du préfet Claude Erignac. En 2014, il rafle la mairie de Bastia au « clan » Zuccarelli avec l’aide de la droite et de la gauche. Cette figure charismatique du « nationalisme modéré » appartient à un camp lui aussi divisé entre les indépendantistes de Jean-Guy Talamoni et les autonomistes de son bord.

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Dominique Bucchini
(Front de gauche)

Né le 24 janvier 1943 à Sartène, en ­Corse-du-Sud, ville dont il a été maire ­entre 1977 et 2001, cet ancien instituteur, ­communiste depuis toujours, préside ­l’Assemblée de Corse depuis 2010, où il a été élu au troisième tour de scrutin, après y avoir siégé depuis 1984. Longtemps opposé ­aux nationalistes, il s’est montré plus souple lors de ­la dernière mandature, conciliant avec rondeur et sourire les intérêts de chacun.

La balkanisation du paysage politique corse

Paul Giaccobi, l’homme fort de la gauche corsiste

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La guerre des droites

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Les autonomistes et les nationalistes dont les idées imprègnent le débat politique sont-ils la 2e force politique de l’île ?

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Un afflux touristique à réguler

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Un patrimoine naturel à aménager et à protéger

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Un climat de spéculation immobilière et de violence

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CARTE RÉALISÉE AVEC LE CONCOURS DE JOSEPH MARTINETTI, PROFESSEUR À L’UNIVERSITÉ DE NICE, ET DE JEAN-LOUIS ANDRÉANI, JOURNALISTE ÉCRIVAIN
INFOGRAPHIE : SYLVIE GITTUS-POURRIAS
SOURCES : MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR ; LE MONDE ; « LA CORSE, ENTRE DÉRIVE SOCIÉTALE ET SYSTÈME MAFIEUX », JOSEPH MARTINETTI ; ASSEMBLÉE DE CORSE ; « NOUVELLE GÉOPOLITIQUE DES RÉGIONS FRANÇAISES » SOUS LA DIRECTION DE BÉATRICE GIBLIN ; INSEE ; « LES LOGIQUES SPATIALES DU VOTE CORSE LORS DES SCRUTINS RÉGIONAUX ET EUROPÉENS 2003-2005, HÉRITAGE ET RENOUVELLEMENT DES COMPORTEMENTS ÉLECTORAUX », LUC MERCHEZ, L’ESPACE POLITIQUE, 2007 ; UNIVERSITÉ DE CORSE ; CNRS ; OBSERVATOIRE RÉGIONAL DES TRANSPORTS CORSES (ORTC).

Composition des conseils régionaux

1992-1998

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1998-2004

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2004-2010

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2010-2015

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Profils socio-économiques

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