LIVRE BLANC POUR LE LITTORAL DE LA CORSE

Un Livre Blanc pour expliquer la diversité du littoral corse

Jeudi 16 mai, le Livre Blanc sur les Assises du Littoral a été présenté par l'Agence d'Aménagement Durable de la Corse, pour accompagner le prochain Plan d'Aménagement Durable. Il ne prévoit pas de modification de la Loi Littoral, mais précise qu'il y a plusieurs littoraux à prendre en compte. 

  • France 3 Corse
  • Publié le 16/05/2013 | 12:01, mis à jour le 17/05/2013 | 13:25
Maria Guidicelli, conseillère territoriale en charge du PADDUC - Assemblée de Corse Janv.2011 © MAXPPP/M.LUCCIONI
© MAXPPP/M.LUCCIONI Maria Guidicelli, conseillère territoriale en charge du PADDUC - Assemblée de Corse Janv.2011
 
Ce document est destiné à cibler les enjeux liés à l'aménagement et au développement de l'île et de son littoral. 

Il est le résultat de nombreux échanges avec les élus, les associations, et l'ensemble des acteurs. En tout, 200 personnes ont été concertées. Le Livre Blanc dresse un etat des lieux, mais il est aussi un cadre pour l'élaboration du futur PADDUC.

Au centre des préoccupations, les modalités d'application de la Loi Littoral en Corse. 


"Un mode d'emploi pour les élus" Maria Giudicelli


Maria Giudicelli, conseillère exécutive en charge du Padduc, était l'invité du Corsica Sera jeudi 16 mai. Au sujet du Livre Blanc des Assises du Littoral, elle a expliqué comment ce document de 200 pages allait permettre l'application du Plan d'Aménagement Durable à venir. 

"Notamment, il va permettre que la Loi du Littoral soit appliquée pleinement en Corse" a-t-elle réaffirmé. Mais une loi qui prenne en compte la diversité du littoral corse. Par exemple en redéfinissant ou en précisant des notions capitales, en particulier celle de "hameaux traditionnels", spécifique à la Corse. 

Elle a également abordé le problème des violences vécues et ressenties par les élus. "Les élus reçoivent des pressions de certains porteurs de projets, il faut bien le reconnaître". 

Cet outil permettra en outre aux élus une sorte de mode d'emploi d'une loi du Littoral "reprécisée", qui évitera dans certains cas que leurs PLU (Plan Local d'Urbanisme) soient rejetés. 


Freiner les constructions sur le littoral 


Après les Assises du Littoral l'année dernière, l'Agence d'aménagement durable, de planification et d'urbanisme de la Corse a rendu ses conclusions. Les règles d'aménagement du PADDUC suivront. En tout, 98 communes littorales sont concernées, et 240 000 habitants.

Des points de désaccord persistent, malgré un consensus fort de tous les participants sur des thèmes. La priorité pour tous, freiner les constructions sur le littoral, consommer moins d'espace. Chaque année, 960 hectares sont construits, pour 6 000 logements neufs.

Un rythme important de développement constaté surtout ces quarante dernières années. 


La question des résidences secondaires en suspens 


Autre point d'accord relevé dans ce Livre blanc des Assises du Littoral, moduler, en fonction du relief, la bande des cent mètres inconstructibles.

En revanche, limiter les résidences secondaires n'a pas été acté. Partout hormis à Ajaccio et à Bastia, le nombre de domiciles permanents est inférieur à la capacité d'accueil des hôtels, camping et villas de vacances.

Près de Porto-Vecchio, le cas de Lecci est un exemple frappant. Dans cette commune touristique 1.300 habitants résident à l'année, et 1.400 maisons restent fermées en hiver. "J'aimerais que mes habitants accèdent à des logements décemment et dans des conditions acceptables", explique Gilles Giovannangeli, le maire de Lecci. 

"Je n'ai rien contre les résidences secondaires, mais il faudrait que ceux qui en possèdent payent plus d'impôts locaux, de taxe d'habitation ou une taxe de séjour (lorsqu'ils louent leur habitation)..."

Parmi les solutions étudiées, la création d'une taxe participative, mais on ne parle pas nommément de statut-résident, qui empêcherait des non-résidents de devenir propriétaires.

Sur les mille kilomètres de côtes, les prix flambent toujours. Le prix des villas à l'achat se situe entre 6 et 8 millions d'euros. De Saint Florent à Bonifacio, ces biens à la vente ne sont pas accessibles pour la plupart des insulaires. 

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