conclusions des rapports assainissements arone

VOUS TROUVEREZ CI DESSOUS LES CONCLUSIONS DES DEUX RAPPORTS EFFECTUES A LA DEMANDE DE LA MAIRIE DE PIANA SUR L'ASSAINISSEMENT DE LA PLAGE D'ARONE ET INCLUS DANS LE DOSSIER DE PRESENTATION DU FUTUR PLU

 

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ANTEA

AGENCE PROVENCE-ALPES-COTE D’AZUR

CORSE-LANGUEDOC-ROUSSILLON

 

 Aptitude des sols à l’assainissement autonome -

secteur d'Arone

Le secteur d’étude pour l’aptitude des sols s’est limité au secteur d’Arone : c’est

la seule zone sur le territoire communal définie comme zone d’aménagement

future.

4.1. Principe – Investigation

L'aptitude des sols du secteur d'Arone a été réalisée par BEST en mars 2004

(rapport en annexe A). L’étude a été menée en prenant en compte les descripteurs

suivants :

• nature des sols rencontrés,

• vulnérabilité des nappes phréatiques,

• perméabilité naturelle des sols.

Cette mission a été menée sur la base d’une recherche bibliographique (cartes

topographiques et géologiques, cartes des risques et aléas d’inondation…) et de

mesures de terrain (sondages à la tarière et mesures de perméabilité à niveau

constant).

4.2. Conclusions

En conclusion, l’étude a montré que le terrain du secteur d’Arone est

essentiellement rocheux. L’altération du substratum donne lieu à des

accumulation de sol (type arène, colluvions argileux, sablo graveleuse). Ces sols

d’altération ont fait l’objet de mesures de terrain : les perméabilités mesurées sont

en moyenne de l’ordre de 7 mm/h correspondant à une valeur faible, en limite de

la gamme favorable et moyennement favorable à l’assainissement autonome.

Dans ces conditions l’ensemble du secteur peut être considéré comme peu

favorable à l’assainissement autonome. Il semble alors nécessaire de procéder à

une reconstitution de sol ou de massif filtrant pour l’épandage. Les propositions

de type d’équipement seront élaborées conformément aux stipulations de la norme

référencée DTU 64-1.

 

 

5. Proposition de mode d’assainissement

L’objet de ce chapitre est de proposer des solutions pour l’assainissement des

secteurs urbanisables et d’établir un comparatif technico-économique entre les

différentes solutions d’assainissement.

En accord avec les responsables communaux, et sur la base des données du POS,

seul le secteur d’Arone fait l’objet d’une future urbanisation. L’accroissement

n’est pas actuellement connu. C’est pourquoi des hypothèses de travail ont été

définies afin de permettre les estimations financières des différentes solutions.

La surface totale des zones potentiellement urbanisables sur le secteur d’Arone est

la suivante :

Zones POS 1992 Superficie totale

en ha

1NA 17

2NA 40.5

NB 85.5

Total 143

Sur la base des données du POS (cf chapitre 2.3) relatives aux surfaces de terrain

nécessaires pour tout projet d’aménagement, l’approche suivante peut être faite

quant au bilan des potentialités d’urbanisation de la zone d'Arone:

• Concernant les zones 1 NA, les conditions d’occupation du sol sont sans objet.

• Concernant les zones 2 NA (dénomination POS 1992 : 1NAe, 1NAf, 1NAh et

1NAg), un accueil de 160 habitations est possible (130 habitations pour 2NAe

et 30 pour 2NAh).

• Concernant les zones NB (dénomination POS 1992 : NBa, NBb et NBc), un

accueil maximum de 448 habitations est possible (3 habitations pour Nba, 320

pour NBb et 125 pour NBc).

Soit une limite maximum de 600 logements pour une surface totale urbanisable de

143 hectares (soit environ 1800 EH). Nous rappelons qu’une partie de ce territoire

potentiellement urbanisable, estimée entre 12 et 15 hectares, est définie du point

de vue inondation comme à « risque et aléa très fort à fort ». Compte tenu de ceci,

nous retiendrons un maximum de 1000 EH (soit 350 logements), ce qui semble

plus envisageable dans ce secteur.

________________________ ANTEA ________________________

Commune de Piana (Corse du sud)

Zonage d’assainissement – Proposition - n° A34692A

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Joseph Ferracci Ceccaldi – Bureau d'Etudes des Sciences de la Terre Page 24

5. CONCLUSION

Pour la réalisation du dispositif d’assainissement, seul le milieu

récepteur envisageable est le sol.

En présence d’un assainissement privatif, aucun rejet dans le milieu (en

dehors des limites du terrain, non définies) n’est accepté. Nous sommes

donc obligés d’infiltrer la totalité des effluents. « Les effluents doivent

être infiltrés dans le sol » (art.2 Arrêté n° 01-0750 du 22 mai 2001).

Nous pouvons remarquer que nos résultats peuvent être hétérogènes

suivant la coupe pédologique de chaque trou Porchet.

Très fréquemment et sur un même terrain, nous pouvons avoir des

différences énormes de perméabilité dues à des faciès complètement

différents (mince couche de sol, granite arénisé très argileux ; colluvions

argileuse, substratum sain ou complètement altéré ; couche de sol sablo

graveleuse, granite arénisé argileux, …).

Quoiqu’il en soit, nous pouvons affirmer que toute la zone d’Arone

(hormis la falaise d’éolianites et la zone cotière sableuse) possède des

perméabilités trop faibles pour réaliser des assainissements autonomes.

Certaines parcelles pourraient accueillir un assainissement autonome

(au vu de certains résultats « corrects »), mais, même en

surdimensionnant l’épandage, celui-ci, à long terme, risque de poser de

sérieux problèmes.

Le sous-sol de la zone d’Arone est essentiellement rocheux. Le

substratum peut sur la plus grande partie de la zone d’Arone affleurer.

Le substratum, à des degrés d’altération variables, est situé à une

profondeur assez faible voire donc affleurant. Il se comporte comme un

substratum imperméable stoppant l’infiltration des eaux qui stagnent

ou s’écoulent à faible profondeur dans la porosité du faible sol existant

superficiel.

Il est important de noter que ce zonage de l’aptitude des sols aptes à

l’assainissement autonome donne une idée globale des contraintes

rencontrées par secteur étudié. Seule une étude approfondie à la

parcelle peut donner une idée des contraintes par habitation.

La perméabilité des sols de la zone d’Arone est très souvent proche de

7 mm/h limite entre les perméabilités défavorables et moyennement

favorables. Dans le cas où la perméabilité du terrain est supérieure à

7 mm/h, lorsque le substratum est suffisamment profond, un épandage

souterrain par tranchées d’infiltration pourrait être envisageable.

Dans le cas où les conditions ne sont que moyennement favorable

(perméabilité moyenne, pente modérée à forte, …) des aménagements

supplémentaires peuvent néanmoins être nécessaires et seront à définir

après étude.

Ajaccio, le 22 mars 2004


 

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